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Travaux de février



Climat
 

Le jardin sous la neige continue à dormir, et dame nature agit à sa guise, le proverbe le dit bien :

« Valentin, Faustin et Séverin font tout geler sur leur chemin. »

La température évolue en moyenne entre  +2°C à Nantes et -2°C à strasbourg. Or les importantes précipitations qui préparent de fructueux mois d’été gorgent la terre d’eau ; 35 litres au mètre carré à Strasbourg, 45 litres à Paris et Toulouse et   litres à Nantes. La terre s’effrite et forme  bientôt un sol souple et meuble, prêt à recevoir les semences.

Dans les régions les plus favorisées, sur la côte méditerranéenne  par exemple, on observe souvent en février les premières floraisons printanières : l’amandier, le mimosa et les primevères déploient leurs fleurs au soleil timide de l’hiver. Ailleurs, les perce-neige, les éranthes,  les bruyères carnées, le jasmin à fleurs nues éclairent de leurs couleur le jardin.

C’est aussi le mois des amoureux qui fêtent leur saint patron : saint Valentin, le 14 février, et distribuent fleurs et plantes aux dames de leurs voisinage.

Soins généraux

Le mois de février est surtout consacré à la taille des arbres fruitiers et à la remise en états : traitement d’hiver et élagage. Les soins  au potager restent très limités : labour et nettoiement du jardin sont exécutés lorsque le temps le permet. L’entretien et la protection des quelques légumes résistent aux rigueurs de l’hiver (choux, épinards) ne demandent  pas beaucoup de temps.

En revanche, les soins de la conservation des fruits et légumes entreposés en cave ou au cellier doivent être exécutés avec dextérité. Les pommes « Reinette grise », « Reinette du Canada » et les poires variétés « Passe-Crassane » et « Doyenné, variété d’hiver » sont arrivées à point et doivent être consommées.

Les semis sous châssis ou dans la serre adossée réclament quelque attention.

C’est aussi l’époque de la remise en état du matériel. Comparez attentivement les catalogues des marchands d’outillage.

Travaux du potager

Si ce n’est  déjà fait, il est nécessaire d’établir n planning des cultures dans les différents carrés du jardin. Le « livre de bord » du maraîcher sert à programmer les rotations et les assolements.

Sous châssis

Les coffres étant en place dés novembre, il  faut de temps en temps rehausser les matériaux de chauffage et protection latérale (fumier ou encore paillis pour les couches à chauffage électrique) Vides ou en service, on ne doit pas oublier de couvrir les châssis des coffres avec un ou deux paillassons lorsque la température descend en dessous de zéro. Cela vite les pertes de chaleur inutiles et les accidents irréparables. L’aération des châssis n’est généralement pas possible aussi longtemps que le risque de gelées persiste.

SEMIS

 Couche

Ils sont réalisés sur du terreau tamisé et régulièrement égalisé à la réglette sur la totalité de la couche. Tassez bien les bords de celle-ci afin d’éviter les effondrements ultérieurs. Procédez à  la répartition des graines sur toute la surface en agitant le paquet de graine d’un mouvement régulier de va- et –vient, de droite à gauche :à 15 cm environ au-dessus de la terre. Espèces à semer :carotte hâtives, variétés « Davanture », « Tamba », « Courte améliorée à forcer », « Hâtive Bellot » ; radis, variété « Rond rose à bout blanc », « Cerise », « Gaudry ». Ces deux légumes racines, semés en place, arrivent rapidement à maturité et laissent  vite la place à d’autre cultures de printemps.

Le cresson alenois « Commun » ou « Frisé »est aussi un légume à croissance rapide. Cultivez le en caissettes ou en terrines, en serre ou sur le rebord de la fenêtre.

Semez maintenant en pépinière  les plantes destinées à être  transplantées au jardin potager lorsque la température deviendra clémente :chou fleur nain hâtif « Boule de neige » « d’Erfurt » ; Céleri à côte et céleri rave ; Chicorée frisée et scarole ; concombre ; laitue pommée de printemps et romaine, variété «  Batavia dorée de printemps », « Gotte à graine blanche », « Reine de mai » ; piment ; poireau ; tomate, variété « Fournaise », « Super Marmande », « Sofia hybride F1 », « Cerise » ou « cocktail » (Cette variété est  amusante par ses mini fruits de quelques centimètre de grosseur).
Tous ces légumes à l’exception des tomates qui demandent seulement 16 à 20°C pour bien germer, exigent une température de couche de 20 à 25 °C. Germination rapide, en 48 h. Lorsque les plantes ont quelques centimètres  il faut les repiquer sur couches. Certains sont rapidement consommables (Laitues), d’autres seront repiqués dans les carrés du potager.

Les pois sont généralement semés directement en place, car ils exigent d’être transplantés avec leur motte de terre au pied. Pour hâter leur culture, semez  plusieurs graines ensemble dans des pots de yaourt ou des coquilles d’œufs.
Le forçage des endives sous couverts (légumes racines consommés comme légumes feuilles) réclame une certaine technique.

A noter : la plupart des semis réalisés en pépinière, sous châssis, peuvent aussi être exécutés en terrines dans les serre adossée.  Il convient :

1) de couvrir la terrine avec une plaque de verre et du papier journal ; cette couverture qui maintient les graines dans le noir est indispensable à leur germination ;
2) de conserver une humidité suffisante sous la plaque de verre de protection.

Pleine terre

En février, les premiers semis de pleine terre sont possibles en Bretagne, dans le Midi ou dans quelques jardins de la région parisienne suffisamment protégés des frimas. La culture sur ados et côtière permet de profiter au maximum  de la chaleur solaire et de hâter la végétation des légumes.

Les terrains bien préparés avant l’hiver et entretenus régulièrement reçoivent après le 15 février des ails roses ainsi que des échalotes. Les oignons blancs hâtifs, variétés « Blanc premier », « Blanc très hâtif de la reine », « Blanc de Paris », semés l’année précédente et conservés en pépinière, ainsi que les choux de printemps sont plantés dans des terres bien ressuyées. Il en est de même pour les oignons de couleur et les topinambours. Les semis hâtifs, qu’il faut encore protéger pendant quelques temps avec des cloches mobiles, sont exécutés dans des terreaux humifères légèrement humide et suffisamment réchauffés.

Le cerfeuil tubéreux, la ciboule et la ciboulette, les fèves variété « De Séville », les laitues pommées de printemps, les oignons de couleur, les panais, le persil, variété »Frisé vert foncé » sont semés à la volée ou en ligne pour les herbes condimentaires, recouvert d’une couche de terreau et bien affermis de 20 cm.

Les repiquages sont exécutés à l’aide d’un transplantoir ou d’un plantoir pour les légumes à transplanter dans un carré  (une planche, disent les maraîcher) bien exposé et préalablement préparé.
Découvrez les artichauts chaque fois qu’il fait beau pour permettre l’évaporation de l’excès d’humidité, cause de pourriture pour les plantes.

Plantez en place, dans des terrains sableux, des turions d’asperges. Celles qui sont déjà en production reçoivent une bonne fumure (fumier décomposé, fumier déshydraté) enfouie par bêchage précautionneux afin d’éviter de blesser les racines. Pour faire blanchir les pissenlits, recouvrez les de tourbe.

Terminez les labours d’hiver : enfouissez, à l’aide d’une fourche bêche, du fumier bien décomposé et de l’engrais de fond dans des carrés prochainement mis en culture : un fumier trop pailleux n’aurait plus le temps de bien se désagréger.

TRAVAUX AU VERGER

Plantation

Si vous n’avez pas encore pu le faire, vous devez maintenant planter vos arbres fruitiers dans les trous préalablement creusés au début de l’hiver.

Les arbres tiges à grand développement doivent être plantés loin de la limite de propriété et au moins à deux mètres de distance de celle-ci.
Les formes basses, en espalier, en buisson ou sur basses tiges peuvent être placées jusqu’à 0.50 m de chez le voisin. Dans ce cas, la hauteur maximale autorisée par la loi est de deux mètres.
N’oubliez pas de rafraîchir le système radiculaire et de praliner. Le compost ou terreau de fumier étant dans le fond du trou, placez l’arbre à sa place. Mettez ensuite le tuteur en place avant de faire glisser la terre entre les racines. Cette pratique supprime les risques de blessure et permet de mieux enfoncer le piquet dans la terre du sous sol. Haubanez avant l’arrosage pour éviter de patauger dans la terre détrempée. Le lien solide est fixé de telle façon qu’il ne risque pas de meurtrir l’écorce de l’arbre.

Taille et élagage

Le jardinier bien organisé a déjà terminé les travaux de  taille de formation et de fructification des pommiers et poiriers. Rappelons qu’il ne faut pas tailler par temps de pluies ou de gel : risques de contamination et transmission des maladies ; durcissement des  tissus par temps de gel.
A noter : la taille a aussi pour objet d’éliminer les parties parasitées : chancreuses ou poreuses de  colonies de parasites. Détruisez par le feu les rameaux sectionnés,les vieux pommiers portent fréquemment des boules de gui,parasite qui doivent être supprimé à la serpette ou à  scie pour les sujets  plus volumineux.

La taille des arbustes à petits  fruits : groseilliers, framboisiers,  cassissiers, est pratiquée pendant les beaux jours du mois février. Cette  opération, beaucoup plus simple que la taille trigemme des arbres à pépins, consiste essentiellement à « rajeunir » les plantes. Les rameaux ayant fructifié l’année précédente sont systématiquement  éliminés puisque la floraison a seulement lieu sur les jeunes ramifications de l’année. Les fourches et les rameaux mal orientés vers l’intérieur de la plante sont coupés ;  les autres ramilles rabattues à 50 ou 60 cm de hauteur, forment un gobelet très évasé. Cette figure permet un bon ensoleillement des fruits.

Greffage et multiplication

La meilleure époque pour pratiquer le greffage des arbres fruitiers se situe avant le départ de la végétation, c'est-à-dire fin février début mars. La gomme émise au printemps par les pruniers et les cerisiers risque de noyer le greffon lorsque la greffe est pratiquée trop tardivement.  Observez l’évolution de la végétation et effectuez ces travaux au moment propice.

La greffe en fente ou en demi fente pratiquée sur les pruniers  et les cerisiers est exécutée sur les rameaux porte greffe de plusieurs centimètres de diamètre.  Les greffons enjaugés  depuis le mois de janvier dans du sable ne sont pas encore entrés en végétation : ils offrent ainsi un maximum de chance de reprise .Rabattez le porte greffe à la serpette à la hauteur  souhaitée et incisez le dans le sens de la hauteur de 4 à 5 cm. Le greffon porteur de trois yeux, taillé au dernier moment en biseau, est inséré dans la fente, de sorte que les deux écorces se superposent. L’œil inférieur doit se trouver au dessous du plot, le premier tour de ligature passe au dessus. L’application d’une bonne couche de mastic à greffer sur la totalité des coupes est une des conditions de réussite de l’opération.
Protégez les greffons et plus tard les jeunes pousses des  oiseaux en attachant de part et d’autre de la branche porte greffe deux ramilles : elles serviront de perchoirs. Le greffage se pratique par temps hors gel.
Semez les graines à téguments durs en stratification et qui commencent à germer : noix, noisettes, amandes sont semées sous châssis froids, dans un compost nourrissant et profond. Arrosage modéré.

Traitements  antiparasitaires

Dans les vergers d’amateurs, il y a lieu de pratiquer ces traitements avec dextérité mais prudence : les intoxications sont malheureusement fréquentes. Portez masque, vêtements de protection et gants.
A l’aide d’un pulvérisateur à pression constante de grande portée, lessivez le tronc, les branches et les grosses ramilles avec un produit de traitement d’hiver : huile jaune, colorants nitrés, albolineum. Bien insister dans les anfractuosités du tronc et dans les fourches où nichent généralement les larves, les œufs et les spores des ennemis des arbres.

La cloque du pêcher, maladie déformantes des feuilles, qui occasionne la chute des jeunes fruits au printemps, est combattue avec des bouillies à base de zirame ou de thirame.
Les arbres qui ont été très malades l’année précédente sont traités deux fois à quinze jours d’intervalle.
Démoussez et débarrassez des lichens les troncs des vieux arbres ; curetez les attaques chancreuses sur troncs et branches à l’aide d’une serpette ou d’une gouge. Les plaies reçoivent ensuite du goudron de Norvège ou du mastic à greffer.
Lorsque la saison est très en avance, les arbres commencent à fleurir de bonne heure et  risquent de souffrir des gelées d’arrière saison. Il faut les protéger avec des auvents ou avec de la fumée émise par des brûlot allumés au moment des gelées. Le brassage  d’air provoqué par la fumée empêche les déperditions trop rapides de chaleur et la mort des organes floraux.

Fleurs

Quelques travaux sont exécutes par beau temps dans l’attente des beaux jours.

Plantation

 Lorsque la terre est assez ressuyée, prévoyez la plantation et l’entretien des massifs et des mixed borders. Un léger labour superficiel de nettoyage est souvent nécessaire  vers la fin du mois. Lorsque le temps le permet, on  découvre les plantes vivaces fragiles : lavande, gazanie, orpin.

Il arrive que le mauvais temps ait détruit des plantes bisannuelles : pensée myosotis ou autres. Remplacez les par des plantes bien trapues possédant une bonne motte de terre et montrant quelques boutons floraux.
A noter : les semis sont toujours bien clairs afin d’éviter une gêne mutuelle au moment de la germination.

Voici quelques quantités de graines contenues dans un gramme de semence :

-bégonia : 50 à 100 000 ;
-calcéolaire : 3500 ;
-immortelle : 700 ;
-lin : 400 ;
-pâquerette : 8500 ;
-pois de senteur : 15 ;
-zinnia : 150.

Lorsque les plantes ont deux  ou trois centimètres ou commencent à se gêner, on procède au repiquage. Ce travail long et minutieux est exécuté à l’aide d’une spatule taillée dans un morceau de bambou.
Arrosages légers à la pomme très fine.

Semis et repiquage

C’est la bonne époque pour semer les plantes annuelles suivantes : bégonia semperflorens, œillet des jardin annuels, chrysanthème à carène ; agérate, pétunia,  sauge, œillet d’inde et zinnia. Toutes ces fleurs estivales sont semées en  terrines dans du compost nourrissant bien tamisé. Une plaque de verre recouvre celle ci un journal maintenant les semences dans lenoir.  Température : 20à22°C. Humidification régulière par capillarité, mais attention aux gouttes d’eau de condensation qui provoquent le pourrissement des jeunes plantules.

Bouturage et division

Les plantes conservées depuis la dernière saison demandent maintenant une nouvelle multiplication avant de garnir les plates bandes et mixer borders.

Par exemple, les géraniums, les fuchsias, les héliotropes, les coleus et les irésines commencent  leur entrée en végétation après le rempotage du début du mois. Ces pieds mères fournissent après quelques semaines  de culture, de jeunes pousses tendres. Celles-ci, coupées en « bouture à un œil » ou en forme de « bouture à talon », racinent  rapidement dans un mélange  sableux, sous atmosphère à l’étouffée. Surveillez attentivement les terrines de multiplication et éliminez aussitôt les plantes malades et leurs voisines immédiates pour enrayer la propagation de la maladie. Poudrez ensuite avec un produit à base de thirame ou de manébe.
Vers la fin du mois, vous pouvez divisez les asters les reines marguerites, les iris ou les pivoines. Arrachez et divisez soit à la main pour les plantes délicates, soit à la serpette pour les touffes à racines charnues. Les plantes très véloces doivent être divisées tous les deux trois ans tandis que les pivoines attendent six ou sept ans avant  d’être dédoublées.

Dans la serre adossée

Pendant le mois de février, les jardiniers sont très actifs dans les serres. Ils sèment, divisent et repiquent plantes annuelles, bisannuelles  et plantes à massifs.

La température de la serre ne descend pas en dessous de 12 à14°C, surtout si vous y faites hiverner vos plantes vertes d’appartement. En revanche, les plantes d’orangerie demandent seulement 6à8°C. Dans tous les cas, ventilez lorsque cela est possible. Augmentez légèrement l’arrosage  des plantes en repos végétatif(camélias, palmiers) qui vont bientôt redémarrer.

ARBRES, ARBUSTES ET GAZON

 Taille et entretien
 
C’est la période de repos des végétaux ligneux ; profitez en donc pour élaguer les arbres inesthétiques en supprimant avec un couteau scie ou un sécateur à deux mains les branches mal placées ou dégarnies par les parasites ou la vieillesse. Mastiquez les coupes après les avoir rafraîchies à la serpette. Les arbustes à floraison estivale, fleurissant sur le bois de l’année ; buddleia, caryopteris, hibiscus, tamaris d’été et potentille peuvent être encore taillés.
N’exécutez pas cette taille sur les arbustes à floraison printanière, car cette opération supprimerait les boutons floraux, des fleurs se formant sur le bois de l’année précédente : forsythia, groseillier à fleur, deutzia, seringa, lilas et weigelia.
Vers la fin du mois de février, dans les régions à climat doux, retirez les gangues de protection hivernales des plantes grimpantes. Dans les autres régions, attendez encore pour exécuter ce travail. Les gynériums, tritomas, mimosas, passiflores et palmiers sont progressivement réhabitués aux conditions extérieures.

Plantation

La plantation des arbres et des arbustes décoratifs à racines nues est possible au mois de février. Les arbres, vendus avec une motte de terre autour des racines, peuvent encore attendre quelques semaines. Il s’agit des végétaux  à feuillage persistant, y compris les conifères et les plantes de bruyère. Le fond des trous de plantation est garni, de bonne terre végétale ameublie. Les racines, pralinées et rafraîchies au sécateur avant la plantation, prennent place sur ce dôme de terre. La petite cuvette autour du tronc est remplie d’eau une ou deux fois, suivant la taille de la plante.
A noter : tuteurez les arbres tiges ou de plus de deux mètres. Les conifères reçoivent un arrimage au sol « à trois points », les piquets étant placés en « pieds de marmite ».

Rosiers

Les rosiers, arbustes, rosiers tiges ou pleureurs, ou encore rosiers grimpants, reçoivent les mêmes traitements  que les arbustes à feuilles caduques.  Habillage et pralinage ses racines sont des opérations importantes pour cette plante exigeante et vorace. Placez ensuite les racines dans le fond du trou qui a toujours de bonnes dimension : 30X30 cm de côté et 4 0cmdeprofondeur. Le bourrelet de greffage est placé au niveau du sol  afin d’éviter la formation de racines au dessus de la greffe. Tassez vigoureusement le sol et arrosez abondamment.
Lorsque de fortes gelées sont encore à craindre, buttez les plantes avec de la terre sableuse ou de la tourbe. En revanche, si la température redevient clémente, débutez les.
Les branches des conifères, qui servent dans les régions de l’est de la France de protection hivernale, sont conservées jusqu’en mars ou même avril dans les zones les plus froides.

Notons que les traitements antiparasitaires d’hiver ont généralement lieu au mois de mars. Il devient pourtant parfois nécessaire de pulvériser les arbres et arbustes méditerranéens fortement attaqués par les chenilles défoliatrices avec un produit insecticide puissant.


Gazon

Il est  encore trop tôt pour réaliser les semis de gazon de printemps.  Préparez le terrain : les restes de graines ou autre déchets  sont ramassés et détruits tandis que les nouvelles germinations de chiendent, d’oseille sauvage ou de pissenlit sont arrachées et jetées sur le tas de compost. Les terres inaptes à fournir un beau gazon trop sableuses ou trop argileuses reçoivent les amendements qui conviennent ; tourbe améliorée ;fumier de ferme décomposé et traité contre les mauvaise herbes nombreuses dans les fumiers de bovins ; sable ; engrais de fond à action lente. Enfouissez à la bêche ou au motoculteur cet amendement humique.
Les pelouses anciennes présentent souvent des plaques jaunies ou dégarnies par les piétinements ou par les parasites. Remettez en état ces surfaces vertes inesthétiques en préparant le sol pour un prochain semis ou encore en remplaçant les surfaces manquantes par des plaques de gazon neuf. Découpées à la bêche, en carré ou en rectangle, les plaques de vieux gazon sont soulevées, puis mise sur le tas  de compost. Le sous sol est bêche et partiellement remplacé par de la terre neuve qui est ensuite égalisée. Des plaques de gazon  provenant de chez le marchand de gazon en rouleau ou prélevées dans un coin  reculé et inaccessible du jardin sont mise en place, bien tassées, puis arrosées. Ces opérations  ont lieu vers la fin du mois par temps doux.
Dans le Midi de la France, les allées sont traitées  au chlorate de soude ou avec un produit désherbant du commerce. En revanche, un binage vigoureux exécuté avec une binette ou à la raclette sarcleuse vient à bout des mauvaises herbes dans les allées gravillonnées bordées de plates bandes ou garnies de plantes à racine traçantes. Les désherbages chimiques sont dans ces là interdits sous peine de détruire les végétaux décoratifs.

Matériel

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