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Travaux d'octobre

Climat
 

Le mois d’octobre éveille, à des degrés divers, des humeurs mélancoliques et des idées solitude.

« Octobre en bruine, hiver en ruine » dit le proverbe.

Le brouillard fait aussi son apparition : 10 à 15 jours en moyenne dans le nord 6 longues matinées dans la région parisienne.  Le nombre d’heures de soleil atteint péniblement 125 à Lille et 200 à Nice. Ceci explique cela.

Les pluies s’abattent en rafales sur jardins et vergers, maisons, et châteaux, et tous les jardins de France reconstituent leurs réserves en eau : 5 litres  par mètre carré pendant 5 à7 jours en Bretagne, au pays basque et dans le centre.
Notons encore que les gelées restent rares, sauf peut être dans l’est de la France.

SOINS GENERAUX

 C’est l’époque des derniers semis importants de pleine terre. En revanche on engrange les légumes et les fruits mûrs et sains et bien ressuyés qui feront les délices des repas d’hiver.
En octobre, on laboure, on taille, on creuse, on supprime les onglets, on divise, on plante, on transplante, on dessine, on étiquette sans relâche.
Une étude attentive des prévisions météorologiques permet aux amateurs éclairés de  prévoir les journées de beau temps. Profitez de plusieurs jours successifs de temps chaud et sec pour poursuivre récoltes  et cueillettes en jaugeages et mises en cellier.
Au jardin d’ornement, les fleurs d’automne jettent leurs derniers feux avant les  gelées meurtrières. Certaines vont ensuite séjourner au sec dans  la serre froide, d’autres, plus tristement, vont mourir sur le tas de terreau au fond du jardin. Les bulbes printaniers remplacent dans les plates bandes décoratives les tubercules et oignons à fleurs estivales. Plantez les uns, stockez les autres.
N’attendez plus pour remettre en marche le chauffage de la serre adossée : les cultures en cours ont besoin de chaleur pour végéter normalement. Placez les plantes d’orangerie, dans le coin le plus frais : elle ne peuvent supporter une température supérieure à 6 8°C pendant leur période de repos.

TRAVAUX AU POTAGER

Récolte et conservation

Les pluies automnales favorisent l’apparition de la pourriture grise chez les légumes encore en terre. Profitez de quelques jours ensoleillés  successifs  pour protéger du froid et de la pluie : navet artichaut et cardon. Les premiers sont recouverts de feuilles sèches ou bien de paille, tandis que les seconds sont nettoyés puis buttés avec de la terre ou de la tourbe.

Les céleris et les pissenlits, débarrassées des feuilles jaunes et attachés au 2/3de leur hauteur, blanchissent rapidement. On peut aussi entourer les cardons de papier d’emballage pour les protéger de l’humidité. Consommez les au fur et à mesure.

En ce qui concerne les poireaux, buttez les sur20 cm de hauteur ; le cœur blanchit ainsi sur une plus grande hauteur. En sol lourd, cette pratique est indispensable à la bonne conservation de ces légumes. En revanche, arrosez les plantes lorsque la  terre est sèche et remplissez le fond du sillon avec les feuilles pour faciliter l’arrachage.

N’oubliez pas de placer quelques appâts anti-limaces et anti-rongeurs près des légumes en terre.

C’est aussi l’époque de la récolte des potirons, variétés ‘jaune gros’ ‘rouge vif d’Etampes’ et de toutes dernières courges (en début du mois). Ces fruits sains et sans blessures, cueillis avec 10 cm de queue, sont stocké  à la cave dans une clayette remplie de paille.

On peut les conserver ainsi plusieurs semaines, voir plusieurs mois.

Sous chassis

La préparation des couches chaudes avec du fumier de cheval demande un bon coup de fourche ; il faut étaler correctement par lits successifs chaque  fourchée pour obtenir un lit plat  et sans trous.

Les bords extérieurs des coffres ainsi que les allées sont garnis avec du fumier bien tassé, sur une épaisseur de 20 cm environ. Il doit rester de 20 à 25 cm entre la surface supérieur du terreau et le verre du châssis. Du terreau plus fin est étalé en surface. Placez un thermomètre dans la couche sous châssis et attendez que le « coup de feu »

Soit passé. Pendant ce phénomène naturel et sous l’effet de la fermentation du fumier, la température peut parfois monter jusqu’à 70°C. Elle se maintient ensuite pendant plusieurs semaines entre 20 et 30°C suivant la température extérieure.

Sous châssis ouverts pendant les belles journées d’automne, à la volée ou en ligne suivant espèces semez sur couche froide : laitue, carotte précoce ; radis hâtifs ; cerfeuil. Dans les régions privilégiées, on sème des pois hâtifs à grains ronds.

conservation sous chassis

Pleine terre

Lorsque l’année est clémente, il est possible de semer jusqu’au 15octobre ; cerfeuil tubéreux, épinard, cresson, chou, chou fleur hâtif. Les laitues à récolter en mai, après hivernage sous châssis, peuvent aussi être semées en pleine terre variétés, «Du Trocadéro graine  noire », romaine. La mâche est semée en pleine terre, mais protégée ultérieurement par de la paille.

Les travaux de mise en place restent encore nombreux ; repiquage des laitues romaines, des laitues pommées d’hiver et des choux semés en août et septembre. L’ail rose, les oignons blancs, semés en août et les oignons de couleur, sont plantés à 2 ou 3cm de profondeur, puis arrosés au goulot. Les gousses d’échalotes sont plantées en surface dans les régions protégées. IL est encore possible de planter des plants d’oseille sous châssis et des plants de fraisier. Terminez ces travaux par le débuttage des pieds d’asperges, après avoir coupé les tiges, et par l’arrachage des racines de chicorée, après ressuyage avant le forçage. Trempez les dans un produit insecticide contre la mouche de l’endive qui se loge au niveau du collet des plantes.

TRAVAUX DIVERS

Les traitements phytosanitaires ne sont plus d’un grand secours pour protéger les légumes d’extérieur. Il est pourtant très important de bien désinfecter les terreaux avant le semis ainsi que les coffres et châssis de culture.
Réalisé à la pomme fine, l’arrosage a lieu le matin de préférence, afin de permettre aux plantes de se bien ressuyer pendant la journée.
En soulevant les châssis avec une cale, aérez aussi souvent que possible.
Les légumes dits « de conservations » (haricot à grains, navet, betterave, céleri-rave), stockés en cave ou en silo, sont aérés régulièrement  lorsque le temps le permet. On élimine immédiatement tous les légumes suspects.
Remettez ensuite en état les carrés libérés de leur culture ; labours profonds avec enfouissement de vieux fumier.

TRAVAUX AU VERGER

Cueillette

La cueillette des fruits mûrs à conserver est activement poursuivie ; châtaigne ; poire,  pomme, prune ; raisin ; framboise  remontante. Afin de les faire sécher, les noix et les noisettes ont étalées sur une faible épaisseur dans des clayettes ajourées.
Lorsque la saison est en retard, laissez mûrir les fruits  le plus longtemps possible sur l’arbre.
Profitez de journées sèches pour poursuivre la cueillette : les fruits se conservent mieux.
Ceux qui sont malades, tachés ou meurtris sont éliminés sans remords ; faites en des compotes ou des confitures.
Ramassez aussi les fruits tombés. Ceux détruits par les maladies sont jetés à la poubelle et non pas sur un tas de compost auquel ils transmettraient leur parasite.
Aérez le fruitier pour conserver une température de 4 à 6°C et renouvelez fréquemment l’air.

Taille et greffage

C’est au mois d’octobre que commencent les travaux de taille d’entretien des arbres fruitiers. On supprime les chicots et onglets des arbres greffés. Les branches cassées, mal placées ainsi que les fourches sont supprimées avec un sécateur à une ou deux mains, bien tranchant. On élague aussi les arbres défeuillés  en prenant soin de toujours bien couper en pente pour faciliter l’écoulement de l’eau de pluie. Mastiquez abondamment les plaies importantes.

Il est peut être encore un peu tôt pour pratiquer la taille tri gemme, attendez le mois prochain, lorsque les plantes seront complètement en repos végétatif. Cette méthode très efficace, est utilisée sur les poiriers et pommiers. Certains amateurs préfèrent  utiliser le procédé  « de l’arcure ». Cette méthode facilite la fructification des arbres en espalier trop vigoureux. On attache les longues ramifications sur des fils de fer tendus sur des piquets au bout des rangées. L’arcure  Lepage du non de son inventeur favorise le développement des yeux de la base des ramifications ; ceux-ci évoluent ensuite en bourgeons à fruits.

Taillez les arbustes à petits fruits : groseillier, cassissier.

La période de greffage se poursuit en octobre ; il s’agit  maintenant de greffer en incrustation les cerisiers et en couronne  les pruniers.
Le jardinier profite de son passage parmi les arbres greffés cette année pour vérifier le tuteurage et les colliers d’attache. Il supprime aussi les ligatures des écussons ayant repris.

TRAITEMENTS  PHYTOSANITAIRES

Il est encore trop tôt pour appliquer les traitements d’hiver sur les arbres en végétation. Après la chute des feuilles(qui sont rapidement ramassées), traitez les arbres tiges et les arbuste en espalier contre le coryneum, la cloque du pêcher (et de l’abricotier), la ,  moniliose, la tavelure et l’anthracnose. Les produits fongicides utilisés contiennent du cuivre ou du benomyl et / ou des fongicides de synthèse (captane).

On en profite pour lutter contre les pucerons lanigères et l’anthonome du poirier(deuxième traitement) avec un produit mixte : insecticide, fongicide. Posez aussi une bande de glu à un mètre du sol pour attraper les femelles de cheimatobie qui vont pondre dans la ramure.

TRAVAUX DIVERS

plantationOn ramasse au fur et à mesure les feuilles des arbres et on les met en tas. Ce terreau de feuilles décomposées en deux ans est utilisé pour les cultures sous châssis. Avant utilisation, les maladies et parasites contenus dans les déchets seront  éliminés  par un traitement à base de fongicide du sol. Montez les tas de feuilles aussi haut que possible, car le volume diminue rapidement.

Procédez aussi au creusement des trous de plantation : la terre dispose ainsi de temps pour s’aérer. On peut enfouir dans le fond des excavations du fumier,  de la chaux et des engrais de fond. Si vous n’avez  pas le temps de planter avant les grands froid, rebouchez les trous avec les feuilles : le sol ne gelant pas en profondeur, vous pourrez mettre vos arbres en place lorsque le temps redeviendra clément.

Les arbustes à petits fruits qui possèdent un système radiculaire superficiel peuvent recevoir un apport de fumier décomposé à l’occasion d’un labour superficiel, en prenant soins de ne pas blesser les racines. Apportez aussi un engrais à décomposition lente avec le fumier ou, à défaut un compost à base de résidu de sucrerie ou de malterie.

Dés la mi –octobre, mettez en place des abris contre les intempéries précoces au-dessus des arbustes palmettes à maturité très tardive. Des auvents, des toiles ou des filets plastiques protégent  les fruits des gelées ou des pluies diluviennes.

FLEURS
Sous chassis et en terre adossée

En cette fin de saison estivale les coffres ne sont  pas encore chauffés. Les semis de plantes annuelles, cultivées en biannuelles, ou vivaces se font sur couche froide : bégonia, clarkia, mimulus, pois de senteur nain.

Les plantes semées les mois précédents sont repiquées en caissettes  ou en godets placés en cagettes : leur manutention est plus facile. Rempotez aussi les boutures d’anthémis, de calcéolaires rugueux,  d’héliotropes et de pélargoniums

Réduisez considérablement les arrosages et aérez le plus souvent possible. Quelques châssis sont aménagés en  « conservatoire à plante frileuse » : myrte, asparagus, azalée de l’inde, plumbagos. On rentre aussi les plantes molles ; géranium, impatience, coleus, alternanthea, irésine. Ces  végétaux  resserviront   l’année prochaine pour  la décoration des massifs ou encore comme pieds mères. Traitez les comme  plantes basses d’orangerie. Si le climat devient trop pluvieux, abritez sous châssis : chrysanthème de la toussaint, piment décoratif, impatience. Température intérieure de 8 à 10 °C. Vers la fin du mois, couvrez avec des paillassons lorsque cela devient utile.

Pleine terre

Plantez en place définitivement les plantes bisannuelles à floraison printanière : myosotis, giroflée. Auparavant, on a procédé à un labour profond avec un apport de fumier très décomposé enfoui en profondeur. Dans les terre humides et se réchauffant rapidement, il est encore temps pour planter quelques plantes  vivaces printanières : campanule des murailles, aubriette et gazon d’Olympe. L’époque des semis de ces plantes est déjà passée dans le nord de la France. En revanche, dans le Midi ou en Bretagne, on peut toujours semer à la volée, en terre bien exposée ; pied d’alouette annuel, primevère des jardins, ancolie, chardons décoratifs. Recouvrez les graines d’une légère couche de terreau, plombez et arrosez régulièrement. Certains jardiniers préfèrent  faire statifier  ces graines dans du sable en caissettes à l’extérieur et les semer en mars de l’année suivante.
Labourez les plates bandes libérées de leur plantation estivale en enfouissement du fumier.

Début octobre, divisez les touffes des vieux pied de plantes vivaces : anthémis, leucanthème,  aster. Avant la plantation, régénérez la terre des plates bandes.

Oignons à fleurs

Les mois de septembre et octobres ont des mois importants pour les espèces bulbeuses. D’une part, il faut arracher les bulbes, tubercules et oignons  à fleurs  estivales ou automnales arrivés à maturité. Lorsque les feuilles sont jaunes et bien desséchées, on est  certain  que les bulbes  ont reconstitué leurs réserves et qu’il est temps de les arracher. Au début du mois dans un local frais et aéré, on met sur des clayettes : glaïeul, canna, bégonia tubéreux, lis gélif,  freesia, tigridia. Laissez les bulbes se ressuyer quelques jours à l’extérieur  avant de les stocker. Vers la fin d’octobre,  les dahlias sont aussi arrachés.
Un bêchage profond deux fers de bêche dans les carrés des cannas et des dahlias, avec enfouissement du fumier décomposé, est nécessaire à la remise en état du sol.
La plantation des bulbes printaniers a lieu  lorsque la terre s’est assise de nouveau : c'est-à-dire lorsqu’elle a repris sont niveau d’origine. Plantez en ligne (distance 10 à15 cm en tous sens) les tulipes, les jacinthes et les narcisses à une profondeur de deux fois et demi le diamètre du bulbe.
Les petits bulbes décoratifs : scille, muscari, éranthe, iris pumila,  prennent place dans la rocaille ou encore dans les endroits protégés au pied d’arbustes à floraison printanière, en bordure d’allée de préférence.
Vous pouvez aussi répartir sur la pelouse plusieurs dizaines de bulbes que vous planter assez profondément avec un transplantoir. Ils formeront au printemps suivant de très belles taches de couleurs. Dans les endroits tranquilles on utilise quelques touffes de fougères rustiques : sesleria coerulea à épis jaune en juillet, plein soleil ; carex grayi, sol humide, feuillage grisâtre. On attend généralement le printemps pour mettre en place les fougères dans les sols froids.
N’oubliez pas de planter en pot et jardinières quelques  plantes bulbeuses qui, protégées par un lit de feuille, fleuriront au début du printemps suivant.

TRAVAUX DIVERS

Protégez par un lit de feuille ou de paille les plantes fragiles : hortensia, fuchsia.

Le gazon est tondu une dernière fois puis nettoyé de l’herbe des feuilles et des autres déchets. Eliminez aussi par un vigoureux griffage (scarification) les zones en moussées de la pelouse. Si vous désirez refaire ce tapis vert, il est temps de retourner votre vieux gazon sur une profondeur de 30 cm environ. « Dressez » ensuite la terre comme pour un semis normal. Le semis a lieu quelques jours plus tard dans le midi de la France et en Bretagne ; il sera fait au printemps prochain dans les autres régions

Récoltez les graines des vivaces et annuelles arrivées à maturité. Après un bon séchage dans le noir sur un papier journal, à une température de 20 à 25 °C, vous pouvez les ranger dans des boîtes hermétiques bien sèches.  N’oubliez pas de les étiqueter.

Rabattez au ras du sol les hampes florales défleuries des plantes vivaces. Cette opération de nettoyage est exécutée au fur et à mesure des défloraisons en respectant toutefois les plantes à feuillage persistant et décoratif.

ARBRES ET ARBUSTES

Plantation et taille

Il s’agit là de mettre en place sans délais les arbuste et les arbres tiges décoratifs à feuillage caduc ainsi que les conifères. Tandis que les premiers peuvent être plantés jusqu’au  printemps, les seconds préfèrent les plantation précoces. Entourez bien la motte au dessus et sur les côtés de bonne terre franche, légère,  additionnée de tourbe si c’est nécessaire. Les grands arbres sont distancés de 10 ou même 20 mètres, tandis que les conifères pour les haies peuvent être séparés de 60 cm sur le rang thuya, faux cyprès.

A noter : lorsque vous désirez vous protéger du bruit venant d’un endroit précis, plantez en quinconce et en alternance des conifères et des plantes à feuillage caduc légèrement : le bruit ne franchira plus cette barrière phonique permanente.

Les grands conifères ; pin cèdre, sapin, sont haubanés avec du fil de fer fixé sur des piquets disposés en triangle et légèrement inclinés.
Certaines plantes fragiles,  ou plantées dans un lieu très expose aux courant d’air reçoivent une protection ;  paillassons  ou tout simplement des ramilles de conifères. Cette dernière pratique est très courante dans l’est de la France.
Alors qu’il n’est pas nécessaire de praliner ou de rafraîchir les racines des arbres livrés avec leur motte ou en bac sauf cas exceptionnels, il est préférable de bien exécuter ces travaux sur les arbres à racines nues.
La taille de remise en état ou de nettoyage est exécutée à l’aide d’un  sécateur  à une main ou d’un sécateur à deux mains, d’une  égoïne ou d’une scie électrique  à chaîne pour les grosses branches. On rafraîchit toujours les coupes d’un diamètre supérieur à 5 ou 6cm à l’aide d’une serpette. Masticage dans la mesure du possible.
Ces travaux de taille doivent être exécutés sur des arbres magnolia, glycine, fuchsia.

Certains préfèrent donner une forme aux  arbuste à feuillage persistant : fusain, buis. Cette pratique de longue haleine s’articule autour de carcasses métalliques qui s’incorporent progressivement dans la ramure de la plante.

Les arbres d’alignement à formes spéciales sont élagués avec l’aide d’un « dendroscope ». Ces petites formes en tôle, tenues à bout de bras en se plaçant à une certaine distance de la haie, permettent  la création de formes très régulières. Taillez toujours sur l’œil du  bas des branches (à la face inférieur) : la future pousse grandira vers  l’extérieur  de l’arbre et facilitera l’aération de la couronne.  Ramassez toujours  très soigneusement les brindilles taillées et brûler les ou jetez les à la poubelle. Il est nécessaire, vers la fin du mois, de rabattre le bois mort des arbustes semi ligneux : millepertuis, santoline (dans le midi), desmodium.

Traitements phytosanitaires

Les arbres d’ornement sont généralement moins férocement attaqués par les insectes et maladies que les arbres fruitiers. Toutefois, il convient de traiter régulièrement, au moins une fois par hiver, les arbres et les arbustes décoratifs. Appliquez un lessivage énergique sur les troncs et sur les branches, en insistant aux intersections et dans les crevasses, avec un produit mixte insecticide fongicide ou un huile jaune minérale.

Ce traitement doit être appliqué avec prudence sur certains arbres sensibles aux produits phytotoxiques : magnolia, arbousier, plantes .grimpantes en général. Pour celles ci utilisez un produit du commerce moins phytotoxique. Demandez conseils aux professionnels de votre voisinage.

Rosiers

Afin de pouvoir planter les nouvelles acquisitions, le défoncement des emplacements destinés aux rosiers est exécuté sans tarder. Déplacez aussi maintenant les rosiers mal placés.
Rabattez sans trop de sévérité les rameaux défleuris ou porteurs de graines. Les longs sarments des rosiers grimpants sont rabattus et  palissés.

Plantes et terre de bruyère

Il est temps de les planter avant les grands  froids. Pratiquez de vaste trou et remplissez les avec de la terre de bruyère ou de la tourbe fibreuse. Dans les terres très calcaires qui, de toute façon ne conviennent pas du tout à ces plantes calcifuges, il est utile de placer avant la plantation un film plastique épais dans le fond du trou. Après la mise en place, arrosez abondamment les plantes suivantes andromède du japon, kalmia, pernettya, rhododendron, azalée.
Les plantes des terrains humides aiment aussi les sols humifères.

Plantes d'orangerie

Ces grands végétaux, généralement assez encombrants, cultivés en bac ou en larges poteries, doivent être arrosés abondamment une dernière fois avant leur mise à l’abri des froids de l’hiver.
Les feuilles caduques tombées, on traite les plantes avec un produit mixe »total » contre les insectes et champignons de la conservation. Attention aux brûlures sur les feuillages sensible, persistant des orangers et des citronniers.
Les cactées sont aussi débarrassées de leurs parasites à l’occasion d’un brossage au pinceau et d’une pulvérisation très prudente avec un produit fongicide en poudre. Diminuez la taille des rameaux trop encombrants.
Si vous avez eu la malencontreuse idée, au printemps précédent de dépoter ces plantes, rempoter les avec précaution après avoir sectionné les racines trop longues. Saupoudrez sur les coupes du charbon de bois produit antiseptique par excellence ou une poudre anticryptogamique du commerce.
Placez les plantes à la lumière tamisée, à une température douce avec une aération régulière mais modérée. Prenez garde aux poussés de chaleur par temps clair.

Plantes aquatiques

Si ce n’est déjà fait, il est temps de rentrer les plantes frileuses et de les placer après un sérieux nettoyage dans des bassins à l’abri du gel. Ramassez les feuilles à la surface des bassins et des nappes d’eau. Un filet tendu à la surface de l’eau permet un ramassage plus facile. Procédez au nettoyage des plantes des bords des eaux ou immergées.
Dans les régions les plus clémentes, vous plantez les végétaux des bordures humide : iris d’eau,  bambou.

Protégez les souches des guneras qui sont gélives.

Taillez les arbres des bords de l’eau : peuplier, saule.

MATERIEL

Lorsque la pluie se prolonge, restez à l’abri et nettoyez vos outils. Affûtez les, graissez les.

Le matériel de pompage, qui reste en place et que vous avez vidangé, est protégé des  intempéries par des caisses et des sacs plastiques .