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Scier à la main
Les règles de base pour bien scier :
1/ Utiliser une scie bien affûtée.
2/ Fixer fermement la pièce de bois à scier sur une surface stable, pour qu'elle ne bouge, ni ne vibre.
3/ Tenir la scie fermement, sans crispation, le poignet et le bras dans le prolongement de la lame.
4/ Appliquer l'index le long de la poignée, comme si on montrait du doigt.
5/ Commencer à scier avec un angle de 15 degrés (très à plat) en guidant la lame contre le pouce de la main gauche.
6/ Après amorçage scier avec un angle de 45 degrés et finir à la verticale.


Scier sans éclats
Souvent le bois ou le contreplaqué produisent des éclats au cours du sciage.
On réduit les risques en utilisant une scie à denture fine et bien affûtée.
Les éclats se forment toujours du côté où sortent les dents de la scie.
Pour qu'ils ne soient pas du côté apparent (le parement), il suffit de poser le morceau de bois dans le bon sens :
1/ Avec une scie à main :
parement au-dessus.
2/ Avec une scie sauteuse ou une scie circulaire :
parement au-dessous.

Autre astuce communiquée par un aimable visiteur du site:
Pour scier du bois sans faire d'éclats, il suffit avant le découpage de "tracer" la ligne avec un cutter ce qui a pour effet de couper la partie supérieure du bois et évite les éclats même avec une scie moyennement affûtée.

Scier une fine bande de bois
Quand une planche ou un panneau est un peu trop long ou trop large, il est très difficile de scier une fine bande pour rectifier ses dimensions.
Voici le truc des professionnels :
1/ Placer sous le morceau de bois à recouper un autre morceau un peu plus large.
2/ Fixer les deux panneaux ensemble par des serre-joints, de façon que celui du dessous déborde de celui du dessus.
3/ Tracer la découpe et scier en engageant d'abord la lame de scie dans le morceau du dessous qui sert ainsi de guide de coupe.


Scier plus facilement
Pour qu'une lame de scie pénètre facilement dans le bois il faut qu'elle soit bien affûtée et qu'elle ait une bonne glisse.
Elle ne doit pas être rouillée ni sale.
Pour faciliter la glisse, passer de la bougie ou de la paraffine sur la lame.
Eviter d'utiliser du savon, il contient de la soude et provoque l'oxydation.
Eviter aussi l'huile car elle tache le bois et souvent elle le fait gonfler rendant le sciage encore plus difficile.


Sciage à la scie égoïne du bois:
Ne pas forcer sur la scie, le bras ne sert qu'a donner le mouvement alternatif à la scie: en forçant, le trait part de travers ! ("Laisse faire le boulot à la scie")


Scier sur une grande longueur
Lorsqu'on doit scier une grande longueur la première difficulté est de scier droit.
Fixer temporairement le long du tracé de sciage une règle ou un tasseau bien droit et le suivre avec la lame de scie égoïne ou avec le guide de la scie électroportative.
Si on doit couper une planche de bois massif un peu "vert", le trait de scie se resserre pendant la coupe et coince la lame.
Maintenir le trait de coupe ouvert en enfonçant, en bout du trait de scie, un petit coin triangulaire ; taillé dans une chute de bois.


Scier du panneau plaqué
Pour scier un panneau replaqué, il faut prendre des précautions pour ne pas provoquer d'éclats sur le placage.
1/ Utiliser une scie à denture fine, très bien affûtée.
2/ Coller sur le tracé de découpe une bande de ruban adhésif transparent et scier au travers de ce ruban.
3/ Enlever ensuite le ruban en veillant à ne pas arracher de petits morceaux de placage en allant trop vite.
4/ Si le panneau est plaqué sur ses deux faces, coller du ruban sur les deux faces.


Scier une ouverture ou "fenêtre"
Lorsqu'on veut découper dans une planche ou un panneau, une ouverture (ou fenêtre), on utilise soit une scie sauteuse, soit une scie à guichet à main.
1/ Tracer le pourtour de la fenêtre.
2/ Percer un trou d'au moins 10 mm de diamètre à l'intérieur du tracé, juste contre le trait.
3/ Enfiler la lame de la scie dans le trou et scier.
Pour découper un cercle un seul trou suffit.
Pour découper un carré ou un rectangle, percer deux trous dans deux angles opposés.


Scier en angle
En menuiserie et en charpente, mais aussi en encadrement, on découpe très souvent en angle, particulièrement à 45 degrés.
Cette coupe est appelée coupe d'onglet.
Pour l'exécuter facilement, utiliser soit une boite à onglets en bois, en plastique ou en métal, soit un guide de coupe.
Il existe des guides de coupe réglables permettant des coupes selon différents angles : 15, 30, 45, 60, 75 et 90 degrés.
Avec le guide de coupe ou la boite à onglets, utiliser une scie à lame rigide, par exemple une scie à dos.


Entretenir les scies
Une lame de scie à main ou de scie circulaire doit être entretenue pour bien couper.
Elle doit être propre et non rouillée :
1/ Aprés usage, en particulier dans des bois résineux ou dans du bois peint ou vernis, la nettoyer au trichloréthylène.
2/ Passer sur la lame un chiffon imbibé d'huile de vaseline.
Ranger la scie sans qu'elle soit en contact avec des objets metalliques :
la suspendre ou la protéger par un étui en bois ou en carton.


Clouer facilement
Clouer correctement et facilement fait appel à une technique simple :
1/ Choisir d'abord le bon marteau :
un marteau de menuisier de 350 ou 400 g à tête bien plate et propre (pas de marteau de mécanicien dont la tête arrondie glisse sur les pointes).
2/ Choisir les clous qui conviennent au clouage à faire.
3/ Tenir le marteau en bout de manche et avoir un mouvement ample de l'avant-bras, accompagné d'un léger mouvement de poignet.
C'est le poids du marteau qui enfonce le clou.


Clouer sans fendre le bois
Parfois le bois se fend lorsqu'on y plante un clou, celui-ci écartant les fibres du bois comme le ferait un coin.
Ceci se produit surtout dans les planches de faibles dimensions et dans les baguettes.
Deux techniques pour l'éviter :
1/ Faire un un avant-trou avec un poinçon ou une petite vrille.
2/ Aplatir (moucher) la pointe du clou en frappant dessus un petit coup de marteau, la tête du clou étant appuyée sur une surface dure.
Le clou pénétrera dans le bois en écrasant les fibres de bois, sans les écarter.
Clouage résistant:
Faire un avant trou de la profondeur de la longueur de la pointe et légèrement plus petit en diamètre: la pointe ne fendra pas le bois et les fibres du bois coupées par la mèche agiront comme autant de petites cames anti-retour. Marche très bien avec des pointes rugueuses (en galva) Eviter le clouage en inox avec des pointes lisses: les pointes ressortent quand le bois gonfle.

Planter des clous invisibles
Si un ouvrage en bois doit être verni ou peint, les clous ne doivent pas être apparents.
1/ Utiliser des pointes tête homme (appelées à tord des pointes sans tête).
2/ Les enfoncer à fleur dans le bois sans marquer la surface avec le marteau.
3/ Utiliser un chasse-clou pour enfoncer la tête de 1 ou 2 mm dans le bois.
Choisir un chasse-clou dont le diamètre est un peu inférieur à celui de la tête du clou.
4/ Boucher ensuite le petit trou restant avec de la pâte à bois ou de l'enduit.


Arracher une pointe
Pour arracher une pointe on utilise des tenailles dont les mâchoires, de forme courbe, ont une action de levier.
Choisir des tenailles assez grandes pour arracher toutes les longueurs de clous, mais, cependant, pas trop grandes pour bien les tenir en main.
En arrachant un clou, la mâchoire des tenailles prend appui sur le bois ; pour éviter de marquer la surface du bois, placer, entre la mâchoire et le bois, un morceau de contreplaqué fin ou de carton épais.
Attention à ne pas confondre tenailles et pinces coupantes...


Choisir le bon clou
Il existe de très nombreux modèles de clous (on dit indifféremment clous ou pointes).
Les plus courants en menuiserie sont :
1/ Le clou à tête plate ou à tête plate striée pour les travaux courants.
2/ Le clou tête homme qui peut être chassé dans le bois.
3/ Le clou à tête demi-ronde destinée à rester apparente.
4/ Le clou à tête conique, de petite taille, pour clouer des épaisseurs minces.
5/ Le clou torsadé pour clouer l'aggloméré.
Les clous existent en différentes longueurs et leur diamètre est proportionnel à la longueur.

Supprimer une marque de marteau
Il arrive qu'un coup de marteau malheureux marque la surface du bois en provoquant un écrasement qui peut nuire à l'esthétique.
On peut, en général, réparer l'incident :
1/ Mouiller un linge propre en coton, par exemple une pattemouille de repassage.
2/ Le poser, plié en quatre, sur la marque.
3/ Poser sur le linge mouillé un fer à repasser réglé au maximum.
La vapeur d'eau produite fait gonfler le bois et résorbe l'écrasement.
4/ Répéter plusieurs fois l'opération.


Emmancher un marteau
Un manche de marteau cassé ou fendu ne se répare pas.
Le remplacer par un manche neuf :
1/ Choisir un manche qui correspond au marteau.
2/ Si le manche est un peu gros, l'affiner à la râpe et au papier de verre.
3/ Entailler l'extrémité du manche sur 2 cm de profondeur, avec une scie à denture fine.
4/ Enfoncer le manche dans l'oeil du marteau.
5/ Placer dans l'entaille réalisée en bout, un coin métallique (acheté en même temps que le manche) ou un coin de bois dur et l'enfoncer.
6/ Si le coin est en bois, l'araser.

Choisir la bonne vis
Les vis à bois existent en différentes formes, matières et dimensions.
1/ Formes :
la vis à tête fraisée est la plus courante. Sa tête est conçue pour affleurer le bois.
La vis à tête ronde a une tête qui reste apparente.
La vis à tête fraisée-bombée reste, elle aussi apparente, mais elle est plus décorative.
2/ Matières :
les vis courantes sont en acier, mais, pour des usages spécifiques, on utilise des vis en laiton ou en acier inox.

Visser dans le bois
Un assemblage de bois vissé tient mieux qu'un assemblage cloué, et il est démontable.
Pour bien visser, choisir les vis adaptées :
d'une longueur calculée pour que la vis ne dépasse pas, d'un diamètre qui tient compte de l'épaisseur du bois (dans le cas d'un chant), de la dureté du bois et de la résistance recherchée.
Les vis à bois ont une tête fendue :
utiliser un bon tournevis dont la lame est, le plus possible, de la largeur et de l'épaisseur de la fente de la vis.


Visser dans du bois dur
Pour visser dans du bois dur, il est indispensable de faire un avant-trou avec une pointe carrée (poinçon), une vrille ou une mèche d'un diamètre inférieur d'au moins 1 mm à celui de la vis.
Frotter ensuite le filet de la vis avec de la paraffine ou de la bougie avant de la visser.
Si on veut visser avec une vis en laiton ou en cuivre (plus fragile), préparer le chemin en vissant d'abord une vis en acier de mêmes diamètre et longueur, la dévisser et visser à sa place la vis en laiton.


Poser des vis indévissables
Parfois il faut qu'une vis soit indévissable, par exemple lorsqu'un montage est soumis à des vibrations.
Plusieurs techniques sont efficaces :
1/ Tremper le filet de la vis dans un liquide acide (vinaigre), elle rouillera une fois dans le bois et se solidarisera avec le bois.
2/ Faire un avant trou et y faire couler un peu de colle à bois avant de mettre la vis.


Enlever une vis récalcitrante

Dévisser est, en général, plus difficile que visser.
Choisir un tournevis ayant une lame qui correspond à la fente de la vis et appuyer très fort en tournant.
En cas de résistance voici trois trucs :
1/ Essayer de visser un peu avant de dévisser.
2/ Le tournevis étant dans la fente de la vis, frapper quelques coups de marteau sur le manche du tournevis.


Refixer une vis qui ne tient pas
Si une vis flotte dans son logement, le plus simple est de la remplacer par une vis un peu plus longue et un peu plus grosse.
Si c'est impossible voici quatre trucs :
1/ Glisser dans le trou un morceau d'allumette fendue dans la longueur.
2/ Entourer le filet de vis d'un fil ou de ruban de téflon (utilisé en plomberie).
3/ Remplir le trou de colle à bois ou de colle universelle et la laisser un peu sécher avant de reposer la vis.
4/ Boucher le trou avec de la pâte à bois, laisser sécher et faire un avant-trou avant de reposer la vis.


Visser ou clouer dans les endroits difficiles
Pour mettre une vis dans des endroits difficiles d'accés, il peut être impossible de la tenir.
La technique consiste à faire un avant-trou puis à utiliser un tournevis à tête aimantée ou un tournevis pince-vis.
Voici aussi trois trucs de dépannage :
1/ Enfoncer en bout de tournevis un morceau de tube plastique ou caoutchouc qui dépasse pour tenir la tête de vis.
2/ Fixer avec un élastique ou de l'adhésif un trombone en bout du tournevis et coincer la vis entre ses branches.
3/ Magnétiser la vis en la posant quelques minutes sur un aimant.
Astuce donnée par un aimable visiteur du site :
4/ Prendre une paille et y introduire une ficelle pliée en deux (ficelle de cuisine). Pousser sur la ficelle afin de voir apparaître un "oeil". Introduire la pointe dans l'oeil et tirer sur la ficelle pour bloquer la pointe. Pratique pour les clous de finition.

Assembler le bois par boulonnage
L'assemblage boulonné est utilisé pour obtenir une très grande résistance et permettre le démontage, en particulier pour des volets, un portail, des meubles de jardin...
Le boulon à bois a une tête ronde (qui reste apparente) et un collet carré (pour l'empêcher de tourner au vissage de l'écrou).
Il n'est fileté que sur l'extrémité de sa tige, pour recevoir un écrou à, 6 pans.
En acier brillant ou noirci, il existe en longueurs de 20 à 140 mm et en diamètre de 6 à 10 mm.
On peut scier le bout de tige filetée qui dépasse de l'écrou.


Coller du stratifié
La pose de stratifié sur du bois s'effectue par collage à la colle Néoprène :
1/ Encoller, à la spatule crantée fine, le dos du stratifié et le dessus du support.
2/ Laisser sécher environ 15 minutes.
3/ Poser, sur le support, des bandes de carton épais, de contreplaqué ou des chutes de stratifié, qui dépassent de la surface encollée.
4/ Poser, sur ces bandes, le stratifié. Bien le positionner au-dessus du support.
5/ Enlever les bandes, une par une en les faisant glisser, tout en appuyant sur le stratifié, sans le déplacer.
6/ Maroufler soigneusement avec un rouleau à maroufler.


Les mèches pour percer le bois
Deux types de mèches sont destinées à percer le bois :
1/ Les mèches hélicoïdales avec une pointe de centrage et deux couteaux.
Elles sont précises, rapides et elles évacuent bien les copeaux.
Elles sont idéales pour percer les trous profonds.
2/ Les mèches plates, moins efficaces et moins précises, mais moins chères.
Elles vont mieux pour faire les trous borgnes (qui ne débouchent pas).
Ces deux familles de mèches s'utilisent avec une perceuse, mais on peut aussi les utiliser au vilebrequin qui permet plus de précision.


Percer le bois sans éclat
Quand on perce un morceau de bois de part en part, à la sortie de la mèche des éclats se forment.
On évite ou on limite ces éclats par différentes techniques :
1/ Utiliser une mèche bien affûtée.
2/ Percer à la bonne vitesse.
3/ Percer en deux temps : commencer par percer côté parement ; lorsque la pointe de centrage de la mèche apparaît sur l'autre face, arrêter le perçage, retourner la pièce et percer par l'autre côté.
4/ Percer sur un martyr qui est un bout de bois posé sous le morceau à percer.
On perce le morceau de bois et on continue dans le martyr.


Percer un trou borgne
Un trou borgne est un trou qui ne débouche pas.
On perce des trous borgnes, en particulier, pour les assemblages par tourillons.
Le trou doit avoir une profondeur précise.
Utiliser le guide de profondeur de la perceuse ou un arrêt de mèche.
L'arrêt de mèche est une petite bague qui s'enfile sur la mèche et qui se bloque par une vis.
A chaque diamètre de mèche correspond un arrêt de mèche.
On peut aussi se "bricoler" un arrêt de mèche avec un morceau de tube ou morceau de bois percé d'un trou axial et coupé à la bonne longueur.
Encore plus simple si l'on est pressé:
Enrouler du scotch autour de la mèche: ça remplace tous les diamètres de bagues...

Râper le bois
Pour rectifier une forme en bois, on utilise une râpe à bois dont la lame d'acier est garnie de piqûres.
Chaque piqûre est un petit outil coupant qui arrache un peu de bois.
Selon la forme à rectifier, utiliser une râpe plate, une râpe ronde ou une râpe demi-ronde d'une dimension adaptée.
Choisir aussi la grosseur des piqûres, plus elles sont grosses, plus elles arrachent de bois.
1/ Bien fixer la pièce à râper.
2/ Tenir fermement la râpe par le manche et râper avec un mouvement de va-et-vient assez lent.
3/ Appuyer seulement en poussant.


Tracer le bois à travailler
Quand on veut exécuter une découpe ou une entaille dans une pièce de bois, il faut faire un tracé précis et clair, afin de ne pas risquer d'erreur.
1/ Réaliser, en même temps tous les tracés.
2/ Marquer le morceau qui est à enlever : d'une croix pour la partie tombante d'une découpe, de hachures pour la partie à éliminer d'une entaille.
3/ Marquer aussi les chants, de la même façon.
Attention !
penser au trait de scie : la lame de scie enlève une fine tranche de bois.


Entailler au ciseau à bois
Pour bien utiliser un ciseau à bois :
1/ tenir le ciseau fermement, mais sans crispation, à pleine main gauche, pouce vers le haut.
2/ Frapper sur le bout du manche avec un maillet en bois.
3/ Utiliser toujours un ciseau bien affûté, d'une largeur convenant à l'entaille à réaliser.
4/ Enlever de petits copeaux successifs, sans chercher à arracher un gros morceau.
5/ Pour couper les fibres de bois, tenir le ciseau dans l'axe de la coupe, biseau sur le dessus de l'outil.
6/ Pour enlever de petits copeaux, tenir le ciseau couché, biseau en dessous.


Régler un rabot
Régler un rabot consiste en deux opérations :
d'une part déterminer la partie de la lame (le fer) qui dépasse de la semelle : environ 1 mm.
Plus le bois est dur moins on donne de fer ; d'autre part régler le contrefer qui délimite et détache le copeau sans faire d'éclat : 1 à 3 mm du tranchant du fer (1 mm si le bois à tendance à éclater).
Pour régler le fer d'un rabot en bois :
1/ Donner de petits coups de marteau sur le haut du fer pour "donner" du fer.
2/ Frapper sur le talon du rabot pour retirer du fer.
Pour régler un rabot métallique : utiliser ses vis et molettes.


Raboter
Raboter demande un tour de main :
1/ Utiliser un rabot dont le fer est bien affûté et bien réglé.
2/ Fixer solidement la pièce de bois à travailler.
3/ Raboter, si possible, dans le sens des fibres du bois (le rabot glisse mieux).
4/ Tenir fermement le rabot à deux mains, une derrière (sur le talon), et une devant (sur le nez).
5/ Assurer une pression régulière mais pas trop forte.
6/ Raboter avec un mouvement assez ample, le haut du corps accompagnant le rabot.
Conseil : enlever de fins copeaux successifs plutôt qu'un gros copeau.

Raboter un chant
Pour raboter un chant, il faut que la semelle du rabot soit toujours en contact avec la surface du bois :
1/ Au début du rabotage, seul l'avant de la semelle du rabot est en contact avec le bois : appuyer plus sur le nez du rabot, tant que l'arrière de la semelle est dans le vide.
2/ Quand toute la semelle porte sur le bois, appuyer également sur le nez et le talon.
3/ Lorsque, en fin de rabotage, seul l'arrière du rabot porte sur le bois, appuyer plus sur le talon.


Raboter en bois de bout
Raboter un bout de planche est délicat :
1/ Utiliser un rabot parfaitement affûté.
2/ Donner très peu de fer.
3/ Raboter obliquement par rapport à l'axe du chant de bout.
4/ Appuyer fortement sur le rabot.
Attention !
le gros risque est de faire éclater le bois en fin de rabotage.
Voici deux techniques :

Assembler par tourillons
L'assemblage par tourillons est l'un des plus faciles, bien qu'il offre une très bonne résistance.
L'idéal est d'utiliser un guide de perçage spécial, qui permet de percer les trous de tourillons, parfaitement en repérage sur les deux pièces à assembler.
Cet accessoire permet les assemblages en angle (en bout ou en T) des planches ou des panneaux de différentes épaisseurs, grâce à plusieurs diamètres de perçage.
Il assure aussi le centrage des tourillons sur le chant des pièces à assembler.


Fabriquer des tourillons
Les assemblages par tourillons sont collés.
Pour avoir un meilleur collage, et permettre l'évacuation du surplus de colle, on utilise des tourillons dont le pourtour est cannelé.
Si on ne dispose pas de tourillons, on peut se dépanner avec de la barre ronde sur laquelle on fait quelques rainures fines.
Deux méthodes :
1/ Faire des entailles en V, le long de la barre avec un ciseau à bois.
2/ Serrer fortement la barre, entre les mâchoires crantées d'une pince universelle ou d'une pince multiprise.


Poncer une surface plane
Pour poncer une surface plane, on utilise des machines : ponceuse à bande, ponceuse vibrante, ponceuse circulaire Stabiflex...
On peut aussi poncer à la main :
1/ Utiliser une cale à poncer pour avoir une surface de ponçage parfaitement plane : bloc caoutchouc, patin à poignée ou bloc de bois.
2/ Poncer progressivement en trois passages : d'abord avec de l'abrasif à gros grain, puis avec un grain moyen, et enfin, avec un grain fin.
3/ Poncer, au dernier passage, dans le sens des fibres du bois pour ne pas laisser de rayures.


Poncer les surfaces en forme
Le ponçage doit laisser une surface régulière.
Attention, en particulier, à ne pas creuser la surface par endroits!
Fabriquer une cale à poncer à la forme inverse de la surface à poncer, par exemple :
1/ Un morceau de tasseau plat pour poncer une feuillure.
2/ Une baguette ronde pour une gorge.
3/ Un carré de contreplaqué pour une rainure.
4/ Un bouchon de liège pour une petite découpe circulaire.
5/ Un bloc de mousse rigide (polystyrène extrudé) taillé, pour des formes particulières.

Décrasser de l'abrasif
Le papier de verre et les abrasifs s'encrassent lorsqu'on ponce le bois, en particulier les résineux.
On peut décrasser l'abrasif et augmenter sa durée de vie :
1/ Pour le papier en bande ou en feuille, le frotter à l'envers, sur un angle, dans un mouvement de va et vient, en tenant la bande à deux mains.
2/ Pour un disque, poncer un morceau de crêpe, par exemple une semelle de vieille chaussure.
Dans les deux cas, les particules de bois collées entre les grains, sont délogées et l'abrasif redevient efficace.


Boucher les trous dans le bois
Dans un ouvrage en bois de qualité, les trous de pointes ou les têtes de vis... sont cachés avant finition.
Avant peinture, on applique sur ces trous, ou même sur toute la surface du bois, un enduit pour bois.
Avant vernis ou cire, on rebouche les trous avec deux produits :
1/ La pâte à bois (ou bois synthétique) à base de poudre de bois et de résine. Choisir une couleur proche du bois à reboucher ou plus claire et teinter avec une teinture à bois.
2/ Le bouche-pores : liquide un peu épais qui rend le bois moins poreux.


Refixer un noeud qui se détache
On utilise certains bois noueux pour un effet décoratif, mais il peut arriver que des noeuds bougent ou se détachent.
1/ Pour bloquer un noeud qui bouge, faire couler, tout autour, un peu de colle cyanoacrylate pour matériaux poreux.
2/ Pour refixer un noeud qui est tombé, le recoller à la colle vinylique à bois : enduire le tour du noeud de colle et le remettre en place ; sur les deux faces de la planche, poser un morceau de contreplaqué ou de carton fort enduit de cire; serrer par un serre-joint et, après séchage, poncer.


Dérouiller les outils
Un outil, qui est utilisé de temps en temps, n'est attaqué par la rouille que superficiellement.
Plusieurs méthodes assurent le dérouillage :
1/ Eliminer la rouille à la brosse métallique douce ou à la laine d'acier.
2/ Frotter les parties rouillées avec un oignon coupé en deux (choisir un oignon bien juteux).
3/ Dans le cas où l'outil est très oxydé : laisser tremper plusieurs heures dans du pétrole puis frotter à la brosse ou à la laine d'acier.
Pour éviter l'oxydation, déposer sur les outils, une mince couche d'huile de vaseline ou de paraffine.